Prix de l’ancien à la baisse au deuxième trimestre 2026, les maisons plus touchées
Les maisons cèdent plus que les appartements et les ventes marquent le pas : les notaires décrivent un marché en palier, avec des taux proches de 4%.
En bref
- Prix des logements anciens en France métropolitaine : -0,8 % sur un an au 2e trimestre 2026.
- Ventes sur douze mois à fin août 2026 : 951 000, avec une croissance qui ralentit.
- Taux moyen des nouveaux crédits à l’habitat : 3,32 % en août, proche de 4 % aujourd’hui.
- Les avant-contrats annoncent une stabilisation des prix à l’automne 2026.
Les prix des logements anciens ont baissé de 0,8 % sur un an en France métropolitaine au deuxième trimestre 2026, après une stabilité au premier trimestre. Selon les notaires de France, ce repli touche surtout les maisons, tandis que le rythme des ventes s’essouffle.
Maisons et appartements, deux trajectoires
L’écart entre les deux types de biens structure le trimestre. Les appartements restent presque immobiles, alors que les maisons décrochent nettement.
Les projections tirées des avant-contrats annoncent toutefois une stabilisation des prix à l’automne 2026.
Province, Île-de-France, Paris : des écarts nets
La province recule de 1 % sur un an, après une stabilité au premier trimestre 2026 et une hausse de 1,1 % au quatrième trimestre 2025. L’Île-de-France cède 0,3 %, après trois trimestres de progression. Les appartements y gagnent du terrain, les maisons en perdent.
| Zone | Ensemble | Maisons | Appartements |
|---|---|---|---|
| Province | -1 % | -1,3 % | -0,3 % |
| Île-de-France | -0,3 % | -1,5 % | +0,3 % |
Pour les appartements franciliens, Paris affiche +0,6 % sur un an, la petite couronne -0,1 % et la grande couronne +0,1 %.
Des ventes qui atteignent un palier
À fin août 2026, 951 000 ventes de logements anciens ont été enregistrées sur douze mois en France (hors Mayotte), soit 3,6 % de plus un an plus tôt. La croissance approchait pourtant 13 % fin 2025. Après la reprise engagée à l’automne 2024, le marché a atteint un palier. À ce rythme, le nombre de transactions pourrait revenir autour de 920 000 en fin d’année, un niveau comparable à celui de 2017.

Les notaires décrivent un attentisme des deux côtés : les acquéreurs mettent plus de temps à décider, négocient plus fermement ou reportent leur projet, tandis que certains vendeurs peinent à accepter les nouvelles valeurs et différent la vente. Cet écart freine les transactions.
Le crédit, premier point de vigilance
Le taux moyen des nouveaux crédits à l’habitat s’est établi à 3,32 % en août 2026, contre 3,30 % en juillet, et approche aujourd’hui 4 %. Trois effets sont signalés par les notaires :
- un pouvoir d’achat immobilier réduit si les taux montent encore, avec de nouveaux reports de projets possibles ;
- un plafond du taux d’usure qui peut bloquer certains dossiers, lorsque l’assurance et les frais annexes poussent le TAEG au-delà de la limite réglementaire ;
- une mobilité freinée pour les propriétaires ayant emprunté à des taux très bas entre 2019 et 2021, le surcoût d’un nouveau prêt pouvant absorber une part significative de la plus-value.
Fin 2026 et début 2027
À court terme, le principal risque concerne davantage les volumes de transactions dans l’ancien qu’une nouvelle baisse brutale des prix. La fin d’année pourrait être soutenue par des projets déjà engagés et des donations, sans signifier une amélioration générale du marché.
Le début de 2027 appelle une vigilance particulière : incertitudes économiques et budgétaires, tensions sur les taux et approche de l’élection présidentielle pourraient renforcer l’attentisme des ménages. Du côté du neuf, les difficultés restent structurelles, et les effets du dispositif Jeanbrun sur la demande et la construction restent à apprécier.
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